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La raison et le bon sens comme maîtres-mots des libéraux suisses
 

La raison et le bon sens comme maîtres-mots des libéraux suisses

Réunis en assemblée à Berne ce 6 septembre 2008, les délégués du parti libéral suisse (PLS) se sont prononcés sur les objets soumis à votation populaire le 30 novembre. En ouverture, le président du PLS, Pierre Weiss, a précisé que les premiers résultats de la consultation menée avec le PRD sur la création d’un nouveau parti national étaient réjouissants. Il a insisté sur l’appui des libéraux dans ce processus clé de formation d’un nouveau pôle libéral pour la Suisse. La décision interviendra le 25 octobre 2008.

Conscients de la nécessité d’être au fait des réalités touchant la jeunesse, les libéraux o­nt toutefois jugé dans leur grande majorité, qu’il n’était pas acceptable de banaliser le cannabis. C’est dans cette optique qu’ils o­nt appelé à rejeter l’initiative "Pour une politique de la drogue efficace et protégeant la jeunesse" par 30 voix contre 2, suivant ainsi la recommandation du conseiller national Claude Ruey. Aux yeux des délégués, cette initiative est dangereuse, car elle supprime la notion d’interdit d’une drogue dont la teneur en THC est infiniment plus importante qu’autrefois et qui provoque des ravages avérés parmi les jeunes.

Ils appellent en outre à rejeter la modification de la loi sur les stupéfiants combattue par référendum par une partie de la droite. Cette modification ne favorise pas une politique d’abstinence mais au contraire, légalise l’héroïne. "L’angélisme prôné par une partie de la classe politique ne peut être toléré en la matière et cette modification teintée de laxisme ne mérite pas d’être soutenue" selon Frédéric Hainard, vice-président du parti libéral-radical neuchâtelois. C’est par 20 voix contre 7 et 5 abstentions que les libéraux o­nt refusé cet objet.
L’initiative sur l’imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine a été balayée par l’assemblée par 28 voix et une abstention. Si, aux yeux des libéraux, il n’y pas de remise en cause de la condamnation de tels actes, l’initiative proposée pose problème sur plusieurs points. Ils se sont en revanche montrés satisfaits du contre-projet proposé par le Conseil fédéral, qui permet aux victimes d’intenter une action en justice jusqu’à l’âge de 33 ans.

Les délégués du PLS o­nt encore rejeté à l’unanimité l’initiative "Pour un âge de l’AVS flexible" lancée par l’Union syndicale suisse. La conseillère nationale Martine Brunschwig Graf a démontré l’irresponsabilité d’un tel texte démagogique et populiste qui ne peut résoudre les problèmes complexes de l’âge de la retraite. De plus, la question du financement prévoyant une utilisation de l’or de la BNS va à l’encontre de la volonté du peuple qui s’est déjà exprimé à ce sujet.

Pour terminer, après un débat nourri, les délégués du PLS o­nt finalement soutenu l’initiative "Droit de recours, assez d’obstructionnisme, plus de croissance" lancée par les Jeunes radicaux Suisses et le PRD zurichois. La nécessité d’investissements et de création de places de travail à l’avenir l’a emportée sur la prétention de certaines associations à se poser en défenseurs exclusifs de la nature. Le vice-président des Jeunes libéraux-radicaux suisses, Philippe Nantermod, a su fédérer les délégués sur la nécessité de ne pas bloquer inutilement des projets démocratiquement votés. C’est par 29 oui, 2 non et une abstention que l’objet a passé la rampe.
 
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